Le Mésozoïque se monte à l'échelle, et l'échelle de référence est le 1/35. Le rayon s'appuie dessus pour l'essentiel : tyrannosaure, tricératops, chasmosaure, stégosaure, vélociraptors, parasaurolophus livré en set de diorama avec végétation et jeunes animaux, plus deux genres décrits au Japon, fukuisaure et fukuiraptor. À côté des dinosaures proprement dits se tiennent les ptérosaures, ces reptiles volants du même temps géologique. Les collectionneurs regardent plutôt le squelette de tyrannosaure, sorti à l'échelle plus grande du 1/24, qui donne une pièce de musée en réduction. Enfin, deux sujets s'emboîtent sans colle, ce qui en fait le plus court chemin vers un animal fini.
Le montage ne change pas : on détache, on ébarbe, on colle, on peint. Seulement, au lieu de raccorder des tôles et des têtes de rivet, on raccorde une peau écailleuse et des membres musclés, donc le travail des joints se fait au mastic et à la lime plutôt qu'au ruban de masquage. Au 1/35, un tyrannosaure de douze mètres mesure environ 34 cm, ce qui permet de lui bâtir toute une scène autour ; le set de diorama fournit déjà plusieurs animaux, de la végétation et un socle.
Le squelette sort au 1/24, ce qui lui donne près de 50 cm de long et le rend incompatible avec les figurines et les sujets au 1/35 dans une même scène : à cette échelle il se pose seul, comme un montage de vitrine. C'est aussi un montage très différent, puisque chaque os doit tenir dans l'axe et qu'il n'y a plus de peau pour cacher un ajustage approximatif.
Les dinosaures pardonnent beaucoup, parce que la nature ne connaît pas deux animaux identiques et que personne ne viendra contester une teinte. C'est pour cela qu'ils servent d'école : on y apprend le dégradé et les ombres portées sans risquer de fausser une livrée documentée.
Pour un montage à faire avec un enfant, les maquettes sans colle donnent un animal debout en une soirée. Le reste du catalogue en pièces injectées est dans les maquettes plastiques.