Une molette à riveter laisse derrière elle une rangée de creux régulièrement espacés, qui se lisent comme des rivets dès que la peinture est posée. C'est l'une des interventions qui transforment le plus une surface : une tôle rivetée a une profondeur qu'une surface lisse n'aura jamais. La catégorie réunit les molettes à roue dentée, dont le pas se choisit selon l'échelle, les versions à une, deux ou trois rangées pour les lignes parallèles, les pointes à rivets individuels pour placer un élément isolé, les roulettes à pointes et les jeux complets dont les pas correspondent à des échelles déterminées, généralement le 1/72, le 1/48 et le 1/32.
C'est le seul choix qui compte vraiment. Un pas d'un demi-millimètre, correct en 1/32, donne en 1/72 une rangée beaucoup trop lâche, et un pas de 0,40 mm convient bien aux petites échelles. Les jeux proposés sont d'ailleurs repérés par échelle pour cette raison. En cas de doute, comparez avec les rivets déjà moulés sur la pièce voisine plutôt qu'avec une documentation : l'important est la cohérence du modèle.
Comme pour la gravure, on pose un ruban de guidage et on roule la molette contre son arête. Sans appui, la roue suit les irrégularités de la surface et la rangée serpente.
On appuie modérément et on roule d'un mouvement continu, sans s'arrêter au milieu : chaque arrêt produit un creux plus profond que les autres, visible après peinture. Si la rangée est trop discrète, on repasse exactement dans la même trace, jamais à côté.
La roue relève un léger bourrelet autour de chaque creux. Un passage très doux d'éponge fine l'arase sans effacer les rivets, puis une couche d'apprêt montre le résultat réel. C'est le moment de décider si la ligne est assez marquée, avant la couche couvrante.
Les burins et les manches correspondants sont dans les pointes à graver et burins.