Si une seule échelle devait servir de référence en aviation, ce serait le 1/72. Un chasseur monoplace de 8,95 m y donne 12,4 cm, de sorte qu'une escadrille entière tient sur une étagère, et même un quadrimoteur de bombardement de 22,66 m reste présentable avec ses 31,5 cm de long et 43,9 cm d'envergure. L'offre couvre à peu près tout ce qui a volé, des biplans aux appareils de combat actuels, et le rapport est le mieux fourni en décalcomanies, masques et photodécoupe. C'est aussi l'échelle où une première maquette coûte le moins d'efforts en place et en préparation.
La taille réduite joue en votre faveur sur trois points : les surfaces à poncer sont petites, le camouflage se pose vite, et une collection thématique — un théâtre d'opérations, une escadrille, une génération d'appareils — reste possible dans une vitrine normale. Le détail intérieur, lui, se limite souvent à ce que l'on verra sous la verrière, ce qui raccourcit nettement le temps de travail.
Les kits récents à nombre de pièces modéré conviennent pour commencer ; les éditions plus riches ajoutent des grappes transparentes séparées, plusieurs variantes de marquages et parfois la photodécoupe en boîte. Les moules anciens demandent plus de mastic et de ponçage, c'est un travail en soi.
Chasseurs à hélice, bombardiers moyens et lourds, appareils à réaction, hélicoptères, avions de liaison et appareils de 1914-1918 se côtoient. Les gros porteurs militaires existent aussi, avec l'envergure qui va avec.
À cette échelle, on dilue davantage et on travaille en couches fines : un aérographe réglé bas évite d'empâter les lignes de panneau, et un lavis discret suffit à les faire ressortir.
Pour le même sujet avec un intérieur plus fouillé, voyez les maquettes d'avions 1/48 ; le rayon complet est dans les maquettes d'avions.