Autour de la plieuse et des pinces gravite une série d'accessoires sans lesquels le travail du métal fin tourne court. Les rouleuses transforment une tôle plate en tube ou en arc régulier ; les rouleaux à plusieurs diamètres donnent un rayon reproductible d'une pièce à l'autre ; les outils à cintrer le fil, avec leurs gorges calibrées, sortent des poignées et des mains courantes identiques ; les blocs d'appui en acier offrent une surface dure pour former, redresser et planer sans que la pièce suive la souplesse de l'établi ; et les ciseaux conçus pour les tôles gravées coupent sans déformer ce qu'une pince écraserait.
La rouleuse travaille par passages successifs et non par serrage unique : on referme très peu entre chaque passage, et la courbure arrive sans marquer la surface. Les rouleaux à diamètres étagés remplacent une série de mandrins quand plusieurs pièces doivent avoir exactement le même rayon. L'outil à fil, lui, règle le problème le plus ingrat du détaillage : obtenir vingt poignées semblables, pliées à la même largeur.
Sur un tapis ou sur du bois, la tôle s'enfonce et conserve sa déformation. Un bloc rectifié donne une référence qui ne cède pas : on y redresse une pièce vrillée, on y arase une attache à la lime, on y plane une surface au petit marteau. C'est aussi la surface sur laquelle on coupe le métal sans abîmer un tapis de découpe.
Les ciseaux à photodécoupe ont des lames courtes et rigides qui ne se tordent pas. On coupe au contact du cadre, pièce appuyée à plat, puis on reprend l'attache à la lime. Une pince coupante à lame simple est à réserver au plastique : le métal y laisse une encoche.
Les pièces gravées ont des zones amincies qui cèdent avant le reste. Engagez la tôle du côté le plus rigide, et si la pièce comporte un relief, intercalez une chute de tôle lisse pour répartir la pression.
Les jeux de tôles gravées correspondants sont dans les pièces en photodécoupe.