La mini-perceuse sert là où la main prendrait trop de temps : une série de trous identiques, un matériau dur, un logement à ouvrir dans l'épaisseur. L'offre réunie ici est en très grande majorité manuelle — porte-forets à entraînement rapide, qui se comportent comme un mandrin amélioré, jeux à corps métallique livrés avec leurs mors, manches universels recevant plusieurs outils, et accessoires de gravure et de chanfrein montés sur la même tige. Une perceuse électrique tenue à la main complète l'ensemble. Dans tous les cas, la capacité de serrage reste faible : ces outils sont faits pour les forets et les fraises à queue fine.
Un entraînement manuel garde l'avantage du retour tactile : on sent la matière, on s'arrête net, rien ne fond. Un entraînement électrique apporte la régularité et la vitesse, donc l'intérêt vient avec la répétition — vingt trous d'échappement, une rangée de perçages sur un fuselage. Le compromis courant est d'avoir l'un pour l'ajustement et l'autre pour la série.
Le polystyrène ramollit à la chaleur. À vitesse élevée, le foret ne coupe plus, il fait fondre et le trou se referme derrière lui. On démarre donc lentement, on dégage souvent, et on laisse l'outil travailler sans pousser. Les outils électriques à vitesse réglable sont préférables pour cette raison.
Vérifiez la plage du mandrin avant de monter un outil complémentaire : un foret trop fin ou une queue trop épaisse ne se centre pas, et un outil décentré agrandit le trou et vibre. Les queues de 2,35 mm et de 3,175 mm sont les plus répandues sur les accessoires.
À deux mains sur l'outil, la pièce reste libre : c'est l'erreur qui casse un détail. Immobilisez-la dans un étau ou un support, à hauteur des yeux si possible, et travaillez en poussant vers l'établi, pas vers vous.
Voyez aussi l'ensemble de la section perçage & fraisage.